Nos clients : L'impératrice

Il y a quelques mois, nous avons travaillé en collaboration avec le groupe de pop chic L’impératrice et leur label Microqlima sur la réalisation d’un merchandising éthique à l’occasion de la sortie de leur nouvel EP.

Le résultat : des t-shirts de seconde main personnalisés, un mix de couleur, de modèles… bref un magnifique rendu pour un très beau projet.

Nous revenons aujourd’hui sur ce partenariat, dont les fonds obtenus par les ventes des t-shirts ont été reversés à l’association ETRE.

Flore de l’Impératrice et Pierre du label Microqlima on répondu à notre interview et nous présente ci-dessous le projet, et plus encore :

 

Flore, est-ce que tu peux nous parler de l’Impératrice ? Comment tu définirais votre style et vos influences musicales ?

F : L’Impératrice c’est un groupe de 6 musicien•nes crée en 2013 par Charles de Boisseguin et qui fait de la pop en français et un peu en anglais, avec un fort accent sur le Groove et le live. Nos influences vont de la French touch au jazz en passant par la city pop japonaise, le rock ou le hip-hop.

 

Toi qui écrit les morceaux, quel message as-tu voulu transmettre avec le titre “Everything Eventually Ends” ?

F : Je voulais parler des mondes imaginaires qu’on se crée parfois pour échapper à la réalité ou pour la rendre plus digeste, j’en ai moi même eu deux quand j’étais en maternelle et ils m’ont beaucoup aidée (et peut-être rendue un peu creepy sur les bords, bon).

 

Pourquoi avoir choisi de revaloriser des t-shirts de seconde-main pour le merch de cet EP ?

F : Faire de la musique est toujours un art assez peu eco-friendly aujourd’hui, surtout à travers les tournées qu’on se doit de faire pour aller diffuser notre musique dans le monde. C’est par des actions comme celles-ci qu’on essaye de réduire un tant soi peu notre empreinte écologique !

 

Tous les profits de cette opération sont reversés aux écoles ETRE, pourquoi avoir choisi cette association et cette cause ?

F : C’est un morceau qui parle de la difficulté à s’intégrer au monde et à la nécessité de réinventer notre quotidien, c’était assez cohérent de se tourner vers des associations qui œuvrent pour la transition écologique à travers l’intégration sociale. Et le concept des écoles nous a aussi beaucoup plu !

 

De manière plus générale, on a remarqué vos incroyables tenues sur scène, quelle est la place de la mode dans votre groupe ?

F : Pourquoi avoir choisi des tenues upcyclées ? La mode a son importance sur scène car nos tenues font partie du show. On essaye toujours de les penser comme un prolongement de notre musique et de nos personnalités, comme une entité homogène mais avec nos spécificités individuelles. Salut Beauté, en plus d’avoir de très belles pièces, font tout en upcycling, donc c’était un choix évident pour nous.

 

Pierre, pourrais-tu nous présenter Microqlima ?

P : Microqlima c’est un label indépendant parisien créé il y a quasiment 10 ans par Antoine Bisou. On travaille avec une dizaine d'artistes, en tant que producteur (L'Impératrice, Pépite, Quasi Qui, Claude, Fils Cara, Walk in Paris)  et éditeur (HIER, Please). L'ADN du label c'est de défricher et développer de nouveaux talents, on aime dire qu'on travaille à diffuser de la musique singulière et durable. Le label a aussi une casquette de producteur d'évènement avec 2 festivals (qui va piano va sano et Glouglou) et plusieurs petits évènements tout au long de l'année.

 

Peux-tu nous parler de toi ? Quel est ton quotidien chez Microqlima ?
P : Je suis chef de projet au sein du label. Ça consiste à coordonner les différents acteurs qui participent à la création d'un disque. Je travaille donc avec toute l'équipe interne (promotion, image, direction artistique, administration) mais aussi avec nos partenaires extérieurs tels que notre distributeur; les tourneurs, managers et aussi des boîtes comme Club Tina quand on veut faire de super opérations pour communiquer sur un projet ;)

À côté de ça j'aide aussi sur la programmation et la production de nos évènements tout au long de l'année.

Plein de belles choses !

 

Revaloriser des t-shirts de seconde main, ça se passe comment ? Quelles ont été les étapes du processus de création et avec qui avez-vous travaillé sur ce projet ?

P : On est bien conscient que la production de merchandising et notamment de textile fait partie des postes à lourd impact environnemental dans la musique. On essaye donc de penser autrement la création de nos items de merchandising.

Lorsque Marie et Astrid (Club Tina) nous ont proposé de travailler des t-shirts de seconde main on a logiquement été partant. C'est forcément un peu plus compliqué qu'une production classique mais ça a du sens donc ça donne envie de faire plus d'efforts.

On a essentiellement travaillé avec Club Tina sur la conception et la production du projet. Pour ce qui est de la mise en vente on a fait ça avec Bigwax, qui est une plateforme permettant au label d'avoir un magasin en ligne et qui s'occupe de toute la logistique des ventes en ligne.

Les étapes ont été les suivantes :

  • La création d'un visuel par notre graphiste
  • La sélection des t-shirts, dans un entrepôt de collecte de seconde main en France, par Club Tina
  • Le tri des t-shirts, tailles / couleurs etc.
  • L’envoi des t-shirts dans un atelier de broderie à Paris.
  • Enfin, récupérer les t-shirts puis on les envoyer à notre magasin en ligne, chez Bigwax.

Quels sont vos futurs projets pour l’Impératrice ou pour les autres artistes chez Microqlima pour sensibiliser votre communauté et aller vers une consommation plus responsable ?

P :Tout dépend du projet et du positionnement de l'artiste mais on va essayer au maximum de rationaliser nos productions de merchandising, que ce soit en terme de quantité ou de qualité, donc des produits plus sourcés et avec plus de transparence sur les chemins de production.

 

Enfin, pouvez-vous nous présenter l’association ETRE ?

Les écoles ETRE se sont créées en 2017 pour faire face au défi "Fin du Monde, Fin du Mois". En formant des jeunes en difficulté aux métiers de la transition écologique, elles permettent à la fois l'insertion des jeunes dans des emplois d'avenir et participent à l'accélération de la transition écologique par le biais des compétences.

Nous avons été très heureux.ses de participer à l'opération qui a permis une belle visibilité des écoles ETRE et de relayer, encore une fois, transition écologique et culture !